Laurent Lafargue Psychanalyste

Pourquoi consulter ?

Les situations et les êtres qui les vivent étant tous différents les uns des autres, il n’y a pas de réponse univoque à une telle question. Néanmoins, je crois pouvoir dire que la personne qui s’adresse à un psychanalyste ressent qu’il y a quelque chose qui « cloche » dans sa vie, et qu’il (ou elle) a le besoin de s'adresser à quelqu’un qui ne le (la) jugera pas.

Le psychanalyste est en effet quelqu’un qui ne fait pas partie de la vie du sujet et par conséquent, à qui il est possible de dire ce qui n'a jamais été dit (ou pu être dit) auparavant.

En fait, le psychanalyste occupe une place singulière. Il ne se situe pas du côté du conseil mais, au contraire, laisse la place à la parole du sujet, lui permettant de ¨prendre corps¨, dans une atmosphère bienveillante et respectueuse de la personne et de son histoire.

Lors des séances, il m’est ainsi fréquemment donné d’entendre de la part des personnes que j’écoute qu’elles se ¨heurtent¨ dans leurs vies, dans leurs corps, à ce qu’on appelle un (ou des)¨symptôme(s)¨, soit une répétition de situations, de maux, porteurs d’une souffrance, et dont elles n’arrivent pas à se défaire.

Disons qu’un symptôme, c’est quelque chose qu’on a beau vouloir arrêter, supprimer, et que malgré tous les efforts mis en œuvre, on n’y arrive pas, donc il continue à se reproduire, à notre insu.

Ces ¨symptômes¨, quels qu’ils soient : dépression, troubles de l’alimentation, troubles liés à la sexualité, difficultés scolaires, relationnelles, compulsions de toute sorte (ce sont là quelques exemples), se présentent au sujet sous la forme de questions qui l’interpellent dans son être, et qui restent en suspens.

Mon rôle en tant que psychanalyste va alors consister à apporter une écoute tout au long de ce trajet que constituent les séances afin de permettre au sujet de se situer par rapport à ces questions restées¨en souffrance¨, et d’y faire face, à sa manière.

C’est à travers cet échange dynamique, fait de parole et de silence, que le sujet va pouvoir progressivement « naître à lui-même », et arriver à mener une vie en accord avec ses désirs, inscrite dans les limites qui sont celles de tout être humain.